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L'usine d'épuration et les étangs aérés de la Municipalité

22/01/2016

Capsules d'histoire

Le projet de construction d’une usine d’épuration des eaux usées à Saint-Félix-de-Valois voit le jour en 1966. La Corporation du village effectue alors des études de faisabilité tout en incluant les résidents de la Corporation de la paroisse qui demeurent près des infrastructures à mettre en place. En 1970, les premiers plans et devis sont présentés. Cependant, en raison des eaux rejetées par le Comptoir avicole, le projet doit être revu puisque la capacité de traitement de la future station ne pourrait pas soutenir une telle demande. Après une consultation du Gouvernement du Québec, il est prévu que le Comptoir effectue un traitement préparatoire de ses rejets. 

En 1971, le Règlement numéro 113 est adopté par le conseil de la Corporation du village. Ce règlement rend possible l’implantation d’un nouveau réseau d’égouts et la construction de l’usine d’épuration. La Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) autorise, en 1985, l’implantation de l’usine sur les terrains du chemin de Saint‑Norbert acquis en 1971. Cette autorisation est nécessaire, puisque l’utilisation des terrains sera faite à des fins autres que l’agriculture. On retient alors la méthode du fossé d’oxydation pour le traitement des eaux usées. En 1986, une entente entre les Corporations du village et de la paroisse est signée pour le traitement des eaux usées. Entre 1988 et 1990, la méthode par fossé d’oxydation est rejetée, puisque les débits à prévoir sont révisés suite à la fermeture de Volailles Vincent et de la Coopérative fédérée. La méthode des étangs aérés est donc préférable.

La technologie des étangs aérés permet aux eaux usées de se purifier par biodégradation naturelle, soit par l’air et la séparation des matières en suspension dans l’eau. Une fois que l’eau est rejetée et qu’elle emprunte le réseau d’égouts, elle se retrouve dans les bassins des étangs aérés pendant 20 à 25 jours. Grâce aux aérateurs présents dans les bassins, l’eau s’oxygène et le liquide peut alors se débarrasser de ses impuretés. La matière polluante se dépose dans le fond des bassins et se détériore petit à petit. Cette technologie est la plus utilisée au Québec quant au traitement des eaux usées.

Suite au choix de la méthode utilisée, la Municipalité informe les citoyens lors d’une assemblée d’information en 1990. Puis, en 1993, de nouveaux terrains adjacents aux anciens sont acquis pour l’installation de l’usine. La construction de la station et des étangs aérés se fait en 1998. L’usine d’épuration est finalement mise en service en 1999.

De 1966 à 1999, l’implantation de l’usine d’épuration et des étangs aérés de Saint-Félix-de-Valois fut un projet de longue haleine. Que l’on ouvre le robinet pour se brosser les dents ou pour laver notre vaisselle, peu d’entre nous pensent au chemin que l’eau consommée effectue une fois rejetée dans le réseau d’égouts. Cependant, le processus de traitement des eaux usées est d’une importance capitale, puisqu’il influence directement la santé et l’hygiène de l’homme. De ce fait, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec recommande à la population d’utiliser des produits nettoyants biodégradables et sans phosphate. Il est à noter que les résidences qui ne sont pas reliées au réseau d’égouts se doivent d’être munies d’un système autonome de traitement des eaux usées. 

 

Photographie utilisée: Les étangs aérés de Saint-Félix-de-Valois; photo de Jean-Pierre Gagnon tirée de la page 34 du livre Les richesses du parcours rivière Bayonne : du confluent des rivières Berthier et Bayonne, Saint-Cléophas-de-Brandon, à l'embouchure, Sainte-Geneviève-de-Berthier de Louis Trudeau aux Éditions Zone Bayonne.

 

Sources :

  • Les archives de la Municipalité
  • Le Guide pour l’étude des technologies conventionnelles du traitement des eaux usées d’origine domestique : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/EAU/eaux-usees/domestique/index.htm, (page consultée le 21 janvier 2016).
  • TRUDEAU, Louis. Les richesses du parcours rivière Bayonne : du confluent des rivières Berthier et Bayonne, Saint-Cléophas-de-Brandon, à l'embouchure, Sainte-Geneviève-de-Berthier, Les Éditions Zone Bayonne, Saint-Cléophas-de-Brandon,  2013.