Longtemps, au Québec, nous nous sommes crus à l’abri des catastrophes météorologiques majeures. Certes, nous avons déjà vécu quelques tempêtes de neige qui furent impressionnantes et quelques orages accompagnés de forts vents qui causèrent des dégâts. À part ces quelques évènements, rien n’a créé chez nous le sentiment que nous devions être prêts. En effet, si par le passé, nous devions couvrir plusieurs années avant de rencontrer de tels évènements, la tendance est désormais nettement à la hausse. On se souvient bien de ces quelques exemples :

Le village de Saint-Jean-Vianney (Québec) est tragiquement frappé quand de fortes pluies causent la formation d’un cratère de 600 m de diamètre et de 30 m de profondeur dans un quartier résidentiel. Le cratère et un glissement boueux tuent 31 personnes et engloutissent 35 maisons, un autobus ainsi que plusieurs voitures.

C’est le premier désastre canadien à coûter plus d’un milliard de dollars. Des pluies diluviennes entraînent une poussée d’eau, de roches, d’arbres et de boue qui tuent 10 personnes et forcent 12 000 résidents à évacuer leur maison. De nombreux ponts et routes de la région sont rayés de la carte.

Une des tempêtes les plus destructrices et les plus gênantes de l’histoire du pays s’abat sur l’est du Canada, affectant 4 millions de personnes et coûtant 3 milliards $. Parmi les pertes, on compte des millions d’arbres, 130 tours de transmission et 120 000 km de lignes d’électricité et de téléphone. Les pannes d’électricité ont duré entre plusieurs heures et quatre semaines.

Seulement en 2017, le Québec compte plusieurs tornades confirmées, plusieurs microrafales ayant causé des dommages et un nombre très élevé de pluies diluviennes ayant laissé jusqu’à 40, 50, voire même 60 millimètres de pluie en peu de temps.

La question n’est plus de savoir s’il peut arriver une catastrophe météorologique majeure, mais plutôt quand, sous quelle forme et pendant combien de temps elle affectera notre population. Vivrons-nous un autre verglas, une tornade, des inondations ou une tempête de 50 à 60 centimètres de neige, peut-être plus?

La Municipalité détient un plan de mesures d’urgence en cas de sinistre sur son territoire. Mais, il faut savoir que, si une grande partie ou l’ensemble du territoire est touché, les services d’urgence auront besoin de votre aide afin de mettre les chances de leur côté.

Ce que nous vous demandons, c’est d’être en mesure d’assurer la sécurité de votre famille pour 72 heures. Ce délai permettra aux services d’urgence de mettre en place les ressources nécessaires pour intervenir sur l’ensemble du territoire. Le site Web du ministère de la Sécurité publique renferme des informations importantes sur la trousse 72 heures et comment se préparer face aux éventuelles intempéries. Vous pouvez également communiquer avec le Service de sécurité incendie au 450 889-5589 ou à incendie@st-felix-de-valois.com.